L'Homme et l'Animal dans les portraits de la Renaissance

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Les portraits d'Hommes

Ce tableau de Tiziano représente Giorgio Cornaro, un amiral et un homme important dans le gouvernement de la ville de Venise, en 1537. Il est accompagné d'un chien et d'un faucon : tous deux font référence à son statut social élevé. En effet, cette image rappelle les représentations des grands seigneurs au Moyen Age, qui étaient les seuls à pouvoir chasser au chien et au faucon.

De plus, Giorgio Cornaro était un marchand qui faisait du commerce avec l'Orient : il en ramenait des oiseaux pour la chasse en Italie. Le peindre en compagnie de ce rapace, c'est à la fois insister sur sa condition privilégiée et sur son métier.

un homme accompagné d'un labrador et d'un            faucon
un homme accompagné d'un léopard

Ce portrait du comte Ladislas von Fraunberg est peint par Hans Mielich en 1557. Le prince est représentée en compagnie d'un gros léopard qui lui fut offert par son beau-frère, lorsqu'il lui rendit visite en Italie. Le léopard fait donc référence à un animal que le comte possédait réellement, certainement dans son parc ou sa ménagerie.

Mais, ce n'est pas un hasard si le comte a choisi de figurer avec cet animal sur son portrait. Le léopard est un animal qui ne vit pas dans le nord de l'Europe où vit Ladislas : en posséder un, c'est posséder quelque chose de rare, qui mérite d'être montré. De plus, le pelage précieux de l'animal renvoie aux vêtements somptueux que portent le duc et qui sont à ses couleurs noir et or.

C'est en 1514 que Lucas Cranach l'Ancien peint ce portrait du duc de Saxe, Henri le Pieux. Il peint également le portrait de sa femme Katharine de Mecklembourg (4° image dans la galerie 1 des Femmes). Le duc apparaît dans une attitude guerrière et agressive : il est prêt à dégainer son épée. Il en va de même pour son chien qui semble prêt à partir en chasse, la gueule ouverte sur ses crocs et le museau au sol comme pour flairer une piste.

un homme accompagné de son chien
un homme accompagné d'un autour

Hans Holbein le Jeune peint ce portrait deRobert Chesemanen 1533. Tout comme Giorgio Cornaro, Le personnage tient un rapace sur son poing gauche, mais cette fois, ce n'est pas un faucon, mais un autour.. En réalité, Robert Cheseman était un homme influent à la cour du roi Henri VIII (8) d'Angleterre. Là encore, l'oiseau lui permet de souligner son rôle social important.

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